Une Alimentation Saine et Durable (ASD)
Que propose-t-elle vraiment ?

Aujourd’hui, on ne peut plus se contenter de parler uniquement d’une alimentation saine, variée et équilibrée. Ces critères restent incontournables, mais ils ne suffisent plus : il est important d’y intégrer d’autres dimensions, tout aussi essentielles.
Voyons ensemble lesquelles.
Les six critères d’une Alimentation Saine et Durable
1er critère : une alimentation favorable à la santé
L’alimentation doit répondre à des exigences de santé, couvrir l’ensemble des besoins nutritionnels et micronutritionnels essentiels et remplir ses différentes fonctions, notamment au niveau du microbiote et de la régulation glycémique. Elle doit également être saine et ne pas présenter de risques liés à des substances toxiques.
2e critère : une alimentation fondée sur des preuves scientifiques
Ses bénéfices doivent pouvoir être évalués à l’aide de questionnaires et d’indices fiables, et être étayés par des études cliniques présentant les niveaux de preuve scientifique les plus élevés possible.
3e critère : une alimentation respectueuse de la planète
Elle doit prendre en compte la durabilité environnementale : limitation des émissions de gaz à effet de serre, préservation de la biodiversité, respect des ressources terrestres et maritimes, ainsi qu’une utilisation raisonnée de l’eau.
4e critère : une alimentation source de plaisir et de convivialité
Elle doit être goûteuse, savoureuse et gastronomique, tout en respectant les habitudes et les critères religieux, sociaux et culturels de chacun.
5e critère : une alimentation accessible à tous
Elle doit être accessible à chacun, quels que soient sa situation sociale et ses moyens financiers, avec des aliments disponibles géographiquement et à un coût raisonnable.
6e critère : une alimentation pratique au quotidien
Elle doit être simple, réaliste et facile à intégrer dans la vie de tous les jours, sans nécessiter un temps de préparation excessif. Elle doit également pouvoir s’adapter aux tolérances individuelles grâce à des équivalences et des alternatives.
Les sept principes fondamentaux
Au-delà de ces six critères, l’Alimentation Saine et Durable repose également sur plusieurs principes fondamentaux.
1er principe : une prédominance végétale
Privilégier une alimentation dont 70 % des calories totales proviennent des végétaux : fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et noix. Ces aliments constituent la base de la pyramide d’une santé durable.
2e principe : limiter l’ultra transformation
Privilégier les aliments bruts ou peu transformés, en réduisant les procédés d’ultra transformation (raffinage, extrusion…), afin de préserver autant que possible la matrice alimentaire.
3e principe : privilégier des graisses de qualité
Favoriser les graisses insaturées, notamment les oméga-9 et les oméga-3, limiter les graisses saturées et supprimer les graisses trans industrielles.
4e principe : rechercher une grande variété alimentaire
Diversifier son alimentation avec un minimum de 30 végétaux différents chaque semaine et varier les sources de protéines.
5e principe : privilégier la qualité des produits animaux
Privilégier la qualité plutôt que la quantité : choisir des poissons issus de filières certifiées MSC, des volailles provenant d’élevages respectueux du bien-être animal et diminuer la consommation de viande rouge. Respecter également la saisonnalité des aliments.
6e principe : limiter les sucres et le sel ajoutés
Limiter ces apports en respectant un maximum de 5 g de sel par jour et en maintenant les sucres libres en dessous de 10 % des apports énergétiques totaux.
7e principe : préserver le plaisir et la convivialité
Accorder du temps aux repas, privilégier les moments de partage et conserver le plaisir de manger. Ces dimensions sont essentielles pour favoriser l’adhésion à une alimentation durable sur le long terme.
L’essentiel de l’ASD : la règle des Quatre V
Pour retenir les fondamentaux de l’Alimentation Saine et Durable, la règle des Quatre V, proposée par Anthony Fardet, constitue un repère simple :
Vraie : réduire par trois la consommation d’aliments ultra transformés, en particulier chez les enfants.
Végétale : adopter progressivement une alimentation flexitarienne.
Variée : diversifier son alimentation en privilégiant les aliments complets et en limitant les excès de sel, de sucres et de graisses de mauvaise qualité.
Vivante : privilégier les produits issus d’une agriculture régénératrice, notamment biologique.




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